1. Quand le silence n’est pas un vide
Ça faisait longtemps que je n’avais rien écrit ici.
Pas parce que je n’avais rien à dire, mais parce que tout était en train de bouger.
Mon rapport à Parkinson.
Mon rapport aux réseaux.
Mon rapport à ce que je montre, et à ce que je garde.
Parfois, le silence n’est pas un arrêt.
C’est une transition.
2. Publier moins « juste », publier plus vrai
Pendant longtemps, j’ai cherché à bien faire.
À structurer.
À expliquer.
À donner du sens après coup à ce que je vivais.
Et puis j’ai compris que ce qui comptait, ce n’était pas de faire juste.
C’était de faire vrai.
Un corps fatigué.
Un rire inattendu.
Un paysage.
Un sac à dos.
Un jour avec, un jour sans.
Sans message à délivrer.
Sans leçon à tirer.
3. L’IA comme miroir, pas comme pilote
À ce moment-là, j’ai échangé avec une intelligence artificielle.
Pas pour qu’elle me dise quoi faire.
Mais pour m’aider à voir ce que je faisais déjà.
Ce qu’elle m’a renvoyé, ce n’était pas une stratégie.
C’était un miroir.
Elle a mis des mots sur quelque chose que je ressentais sans réussir à le formuler :
ce qui touche chez moi, ce n’est pas l’explication.
C’est le vivant.
Une femme.
Une mère.
Une personne avec Parkinson.
Une personne qui traverse, tout simplement.
4. Publier quand c’est là
J’ai aussi compris que publier plus tard n’avait plus de sens pour moi.
Ce que je partage est lié à l’instant.
À une sensation.
À un état du corps.
Quand c’est derrière moi, ce n’est plus vivant.
Alors oui, parfois je publie beaucoup.
Parfois presque tous les jours.
Ce n’est pas une stratégie.
C’est un rythme intérieur.
5. Vivante avant tout
Aujourd’hui, ma bio dit simplement :
Parkinson dans le corps.
Vivante avant tout.
Ici, je partage ce qui traverse.
Bienvenue 😊
C’est exactement ça.
Pas de promesse.
Pas de modèle.
Pas de démonstration.
Juste un espace.
Où le handicap a une voix.
Mais où la vie ne se résume jamais au handicap.