Chapitre 1 — Depuis le 20 janvier, la vie a continué
Le 20 janvier, j’écrivais encore ici.
Puis plus rien.
Pas parce qu’il ne se passait rien. Au contraire. Peut-être parce qu’il s’en passait trop.
Depuis, j’ai couru. J’ai douté. J’ai eu mal. J’ai ri. J’ai appris. J’ai chuté parfois. Je me suis relevée souvent.
Et Parkinson, lui, était toujours là.
Pas toujours comme on l’imagine. Pas toujours visible. Pas toujours spectaculaire.
Mais bien présent, dans le corps, dans les gestes, dans la fatigue, dans la façon de bouger, dans les choix qu’il faut faire chaque jour.
Et pendant ce temps-là, j’ai continué à vivre.
Chapitre 2 — J’ai couru un marathon
Le 29 mars 2026, j’ai franchi la ligne d’arrivée de mon premier marathon en 5 h 38 min 27 s.
Quand on vit avec Parkinson, un chrono n’est jamais seulement un chrono.
Derrière ces kilomètres, il y a les jambes qui ne répondent pas toujours de la même manière, la coordination qui change, la fatigue qui arrive parfois sans prévenir, la posture qu’il faut surveiller.
Et pourtant, j’ai terminé.
Je ne cours pas pour faire croire que Parkinson n’existe pas.
Je cours justement parce qu’il existe.
Pour continuer à utiliser ce corps. Pour le comprendre. Pour travailler avec lui, même lorsqu’il décide de changer les règles.
Depuis, mon corps m’a aussi rappelé qu’il avait son mot à dire. Ma façon de courir est devenue moins symétrique, ma posture demande du travail, et des tendinites se sont invitées dans l’histoire.
Alors j’apprends quelque chose qui n’est pas toujours facile pour moi : avancer ne veut pas forcément dire en faire toujours plus.
Parfois, avancer, c’est aussi ralentir pour repartir mieux.
Chapitre 3 — Après 42 km… pourquoi pas 70 ?
Parce que manifestement, un marathon ne suffisait pas.
Mon prochain défi est posé : l’Ultra Marin du Morbihan, 70 km.
Mais cette fois, il ne s’agit pas seulement de sport.
Je veux faire de cette aventure un moyen de parler du handicap visible et invisible, du sport, de Parkinson et de toutes ces personnes dont on ne soupçonne pas forcément les difficultés lorsqu’on les croise.
Cet Ultramarin représente quelque chose de très simple pour moi :
continuer.
Pas faire semblant que tout va bien.
Pas nier les difficultés.
Continuer avec ce que j’ai, avec ce corps-là, aujourd’hui.
C’est aussi pour cela que je recherche des partenaires et des mécènes capables de croire dans ce projet et dans le message qu’il porte.
Chapitre 4 — Parkinson vu de l’intérieur
Pendant ces mois sans article sur le blog, Madame Parkinson n’a pas disparu.
Elle a surtout continué à vivre sur Instagram.
J’y montre Parkinson comme je le connais : de l’intérieur.
Il y a les jours où je cours.
Les jours où je suis fatiguée.
Les moments où mon corps répond bien.
Les moments où il décide autrement.
Il y a la stimulation cérébrale profonde, qui m’aide beaucoup mais qui n’efface pas Parkinson.
Il y a les douleurs, les mouvements qui changent, les petits décalages que les autres ne voient pas.
Mais il y a surtout tout le reste.
Les voyages. Les éclats de rire. Les kilomètres. Les projets. Les bêtises. Les moments où je me moque de moi-même.
Parce que je suis une femme avant d’être une maladie.
Et aujourd’hui, je crois que c’est cela qui résume le mieux ce que je veux raconter :
Parkinson vu de l’intérieur.
Pas depuis un manuel.
Pas uniquement depuis un cabinet médical.
Depuis la vie réelle.
Chapitre 5 — Et maintenant ?
Si je reviens écrire ici aujourd’hui, c’est parce qu’Instagram va vite.
Une vidéo. Une phrase. Quelques secondes.
Ici, j’ai envie de prendre un peu plus de temps.
Raconter ce qu’il y a entre deux publications.
Les petites victoires.
Les journées moins bonnes.
Les projets un peu fous.
Les changements que personne ne remarque.
Et tout ce que Parkinson peut nous obliger à réinventer.
Depuis le 20 janvier, beaucoup de choses ont changé.
Mais une chose reste intacte : mon envie de bouger, de partager et surtout de continuer à regarder Parkinson autrement.
👁️ Parkinson vu de l’intérieur.
🏃♀️ Objectif : 70 km.
💗 THINK DIFFERENT. THINK MADAME PARKINSON.
La suite commence maintenant.
Virginie — Madame Parkinson 💗